Ougarit ( tell de Ras Shamra) 1


plan du site

Cité antique de la côte syrienne, à 16 km au nord de Lattaquié, sur le tell de Ras Shamra, Ougarit fut un important centre commercial et culturel. Elle fut jadis les plus importantes citées de la côte, s'étendant sur plus de 50 hectares. Elle acquit toute son importance au IIIème millénaire av. J-C, en commerçant avec Chypre et la Mésopotamie. Son âge d'or se situe entre le XVIème et le XIIème siècle av. J-C, lorsqu'elle constituait un carrefour commercial pour l'Egypte, la mer Egée, Chypre, la Syrie et la Mésopotamie. Le pharaon envoyait régulièrement ses offrandes au temple de Ba'al.
Depuis 1929, les fouilles menées sur le tell de Ras Shamra, la capitale du royaume, ont mis au jour les vestiges de la cité antique, avec son palais royal, ses temples et plusieurs quartiers d'habitations palais qui ont livré des dépôts d'archives et des textes littéraires, attestant une étonnante diversité de langues et cinq systèmes d'écriture, dont l'écriture alphabétique ougaritique. Au cours du XIIIème siècle av. J-C, la ville tomba aux mains des Hittites. Sa destruction brutale, vers 1185 avant notre ère, sous l'assaut des "Peuples de la Mer", préserva nombre d'objets (vaisselle en or, armes et outils en bronze, céramiques, verreries, stèles...) fabriqués sur place ou importés d’Égypte, de Chypre, de Crète ..., ainsi que des milliers de tablettes en argile inscrites en akkadien et en ougaritique (la langue locale transcrite à l'aide du plus ancien alphabet connu à ce jour). . Ces textes fournissent de nombreux témoignages sur la vie quotidienne en Syrie, sur la religion et sur les difficultés de relation entre les Hittites et Ugarit. On y a également découvert les premières notations musicales, les notes étant représentées par des lettres.
Le premier habitat - un gros bourg fortifié - remonte au VIIIème millénaire. L'urbanisation n'apparaît qu'à la fin du IIIème millénaire, et son épanouissement se situe au IIème millénaire. Les maisons sont pourvues d'un caveau voûté en encorbellement, que l'on retrouve dans les deux immenses. L'influence de la Mésopotamie est présente dès le Vème millénaire. Les maisons sont pourvues d'un caveau voûté en encorbellement, que l'on retrouve dans les deux immenses palais qui ont livré des dépôts d'archives et des textes littéraires, attestant une étonnante diversité de langues et cinq systèmes d'écriture. D'importantes fouilles permirent d'y découvrir des tablettes sur lesquelles étaient gravés les pictogrammes du premier alphabet du monde (XVIème siècle avant JC).

D'importantes fouilles permirent d'y découvrir des tablettes sur lesquelles étaient gravés les pictogrammes du premier alphabet du monde (XVIème siècle avant J-C).

Depuis l’entrée, on peut voir les vestiges de la forteresse, des murs et de la poterne.
Ougarit était divisée en divers quartiers résidentiels, dont un certain nombre a été fouillé. Les maisons étaient regroupées en îlots, séparés par des rues souvent minces et tortueuses. Leur taille est très variable : de 50 à plus de 500 m² pour celles des plus riches, les habitations des plus riches côtoyant celles des plus modestes. Certaines maisons ont fourni des lots d'archives privées. Les quartiers résidentiels comportaient également des bâtiments où on se livrait à une activité artisanale, ainsi que des petits temples. A gauche, on débouche sur une petite place à l'entrée du palais royal, puis à la grande cour dont le dallage porte encore la trace des canalisations qui alimentaient en eau le bâtiment. Le palais royal d'Ugarit était, au XIIIème siècle, une des constructions les plus imposantes de l'Asie occidentale, s'étendant sur plus d'un hectare. Le palais, comme aussi les maisons particulières possédaient des cours intérieures, des conduites d'eau, des égouts et, creusées dans le sous-sol, des chambres funéraires. Le palais royal est orienté face à la mer. Le palais en lui-même couvre 7 000 m². On sait qu'il comportait un étage, où se trouvaient les appartements royaux ainsi qu'un espace administratif, qui s'est effondré après la destruction du site. On trouve une nécropole au sous-sol, selon la tradition syrienne. Le palais comporte une entrée protégée, une salle du trône, ainsi qu'un jardin dans sa partie est. Il comporte une centaine de pièces groupées autour de cours à ciel ouvert. Les appartements royaux se situaient à l’étage et donnaient sur un vaste jardin intérieur. Une nécropole occupe le sous-sol d’une enfilade de pièces située au nord du bâtiment. Des annexes se situaient à l’intérieur du complexe palatial, au sud - bâtiments de stockage, puits destinés à alimenter en eau le palais - et au nord - un temple, et probablement une salle de banquet.
Plus loin, une troisième et une quatrième cour, cette dernière contenant les restes d'un vaste bassin ornemental, alimenté en eau par un savant dispositif. A l'est du palais royal, un quartier résidentiel, puis, dans le quartier des temples (acropole), la maison de Rapanou qui abrite une chambre souterraine. La zone où se trouvait le palais royal est située au nord-ouest du tell, séparée du reste de la ville. Elle est organisée autour d'une cour centrale. Séparément du palais lui-même, on y trouvait une salle de réception, une salle pour la garnison du palais, les appartements de la reine-mère ainsi qu'une chapelle.
À côté de ces bâtiments spectaculaires, comme le palais royal ou les temples, un grand nombre de maisons privées a été également mis au jour par les fouilles. Il s'agit de résidences de dimensions variées, certaines très grandes, comme la résidence de Yabninou, le «palais sud», qui s'étend sur plus de 1 000 mètres carrés, mais la plupart de dimensions plus restreintes, alignées le long d'un réseau de rues permettant de circuler dans les divers quartiers de la ville. Les occupants de certaines maisons ont pu être identifiés, lorsque des tablettes cunéiformes mentionnant leur nom ont été retrouvées dans les ruines. Dignitaires du palais ou riches marchands, ils occupaient souvent de vastes demeures, mais aussi des habitations plus petites. Les résidences de certains hauts fonctionnaires avaient été construites plus au sud.
La ville avait une bibliothèque. De nombreuses tablettes y furent trouvées dont le plus ancien abécédaire connu (XVème siècle av. JC). La zone dite de l'Acropole se trouvait au nord-est de la ville, et surplombait le reste des quartiers d'habitations. C'est sans doute la zone sacrée de la ville, puisqu'on y trouvait le temple de deux grandes divinités : L'un d'eux était dédié à Ba'al, divinité suprême des Cananéens, des Phéniciens et des Araméens, l’autre à Dagon. Chacun se trouvait dans un enclos, avec un autel extérieur. Construits selon le même schéma, ils se présentaient comme des temples-tours, munis d'escaliers permettant d'accéder à un étage, puis à une terrasse, où se déroulaient probablement des cérémonies.  On notera une des portes qui ouvrent sur la ville. Ils avaient tous deux la forme d'une tour, ce qui leur permettait d'être visible de très loin. À proximité, la maison du «Grand Prêtre» a été le lieu de découverte de divers textes religieux, rituels et récits mythologiques. (D’après Wikipedia).

Reconstitution de la forteresse
Vue d'ensemble des ruines
Poterne. Plan et reconstitution en 3 D
Poterne, vue de l'extérieur
Débouché sur le site
Palais royal -
entrée
Palais royal -
cour
Palais royal - Bassin d'ornement
Palais royal - canalisations
Le nombril du monde
Tombe de Rapenou
Temple de Ba'al

 

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