
Qanawat
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| Plusieurs fois citée dans la Bible, Qanawat (canaux, en arabe) faisait partie des prestigieuses cités de la Décapole romaine, une association de dix villes romanisées, pour la plupart en Jordanie actuelle, jouissant d'une relative autonomie locale. Elle devrait son nom au réseau d'adduction d'eau construit par les romains pour irriguer la plaine du Hauran, depuis le djebel Druze La cité antique de Canatha ou Kanatha se trouvait sur l’emplacement de la petite ville actuelle de Qanawat au sud de la Syrie, à 1240 m d’altitude dans le massif basaltique de Jabal al-`Arab, et à 7 km au nord-est de la capitale provinciale d’As Suwaydâ. Canatha était une des cités de la Décapole Canatha n’a pas joué un grand rôle pendant la période des Séleucides ou des Nabatéens. En 64 av. JC, à l’arrivée des Romains la ville a été incorporée à la province de Syrie, restaurée par le général Gabinius elle prendra le nom de Gabinia Canatha. Vers 30 av. JC, Hérode aurait été chargé par Antoine d'obliger le roi nabatéen Malichos à payer tribut à Cléopâtre. Après quelques victoires, il subit une défaite à Canatha, ce qui le contraint à se replier à l'Ouest du Jourdain. Le territoire de la cité semble s'étendre assez loin vers l'Ouest, dans la plaine de la Nuqrah, sans doute jusqu'au village d'al-Karak, où des inscriptions mentionnent des magistrats de Canatha. En 106, la Nabatène est annexée à l’empire pour former la province d'Arabie. Canatha reste incorporée à la province de Syrie, comme précédemment, et à ce moment-là elle fait l'objet d'importants travaux d'adduction d'eau, grâce à des captages réalisés dans la montagne proche par les soins du gouverneur de Syrie Cornelius Palma. Mais lors de la réorganisation des provinces de Syrie et d’Arabie en 195/196 elle est rattachée à la province d'Arabie, dont la capitale administrative est Bosra. La ville a été un évêché avant le Vème siècle. Le site semble avoir été abandonné au VIIème siècle. Le vaste système d’approvisionnement en eau a été rendu inutilisable. À partir du XVIème siècle la région fut réoccupée par des familles druzes et chrétiennes, d'où descend l'essentiel de la population de Qanawat aujourd'hui. De la ville étendue il ne reste que des ruines anciennes étendues sur 1500 m de long et 750 m de large. |
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* Le palais ou sérail |
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* Palais ou sérail. Le monument appelé Es-Seray (le Sérail) date du IVèmesiècle et était un temple qui fut transformé en église chrétienne. Son entrée est précédée par une cour entourée de dix-huit colonnes. Il fait partie d'un complexe qui, à l'origine, était composé de deux structures romaines datant du IIème siècle ap. J-C, qui ont été modifiés et adaptés pour le culte chrétien dans le IVème et IVème siècles. Il se compose désormais de deux églises (ci-dessous) et d'un atrium. Il mesure 22 m de long et était précédée d'un portique à l'extérieur et d'un atrium avec 18 colonnes. |
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| Basilique ouest | * Odéon | Citerne | |
* Petit odéon de 46 mètres , avec neuf rangées de sièges taillées dans le rocher et une scène de six mètres de diamètre |
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Basilique est |
Bains romains |
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| Temple d'Hélios | Temple de Zeus |
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Temple d'Hélios. Temple que l'on a longtemps cru dédié au soleil (Hélios), mais dont les inscriptions montrent qu'il avait été dressé en l'honneur de Théandrios, "dieu de Rabbos"; il se dresse sur un haut podium au centre d'une enceinte, et a conservé six colonnes. Temple de Zeus. Au sud de la ville, sur une éminence, un portique à 4 colonnes dessert une vaste cella terminée par un sanctuaire rectangulaire en ruine. C'est le temple de Zeus Megistos (nom qui signifie Dieu le plus grand), dieu civique par excellence, associé à un second sanctuaire non identifié. |
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En contrebas, le tombeau des prêtres, avec quatre sarcophages. |