Shahba, Philippopolis


plan du site



Située à proximité d'un volcan éteint, le tell Chihan, Shahba(Philippopolis) doit sa gloire à l'empereur romain Philippe l'Arabe qui la fit construire en 244, pendant les cinq années que dura son règne à Rome. La ville continua de prospérer bien après sa mort, ce dont témoignent les magnifiques mosaïques qu'on y découvrit. Le nom de la ville remonte à l'Antiquité (Ier ou IIème siècle de notre ère). Au IIème siècle elle fut renommée Philippopolis et promue colonie romaine par l'empereur Philippe l'Arabe (244-249) qui était lui-même originaire de la région. À cette occasion elle fut rebâtie en forme de camp romain (plan rectangulaire, deux rues principales se croisant à angle droit) et reçut une importante parure monumentale, toute en basalte: un rempart, un théâtre, un aqueduc avec des thermes, des temples dont un Philippeion consacré à la famille de l'empereur. Toutefois, il n'a pas réussi à survivre assez longtemps pour voir son achèvement, et après sa mort subite, la ville a été laissée à l'abandon. Ce n'est qu'après l'émigration des Druzes du Liban, qu’elle a été réoccupée.

Dans la salle des mosaïques, est exposé un buste de Philippe l'Arabe. Né au début du IIème siècle dans la province d'Arabie, dans une famille de notables. Son père porte le nom syrien de Marinus. Il aurait reçu la citoyenneté romaine en 212, en vertu de l'édit de Caracalla.

Cette ville renferme un petit théâtre bien conservé, le palais, des thermes et un temple, dédié à Julius Marinus, père de PHillipe l'arabe.




Volcan éteint, le tell Chihan
Théâtre romain, d'un diamètre de 42 mètres, construit dans la partie Sud-Ouest de Shahba et qui a été bien préservé
Le philippéion, sépulture pour la famille impériale
Palais
Bains romains
Forum et temple dédié à Julius Marinus


Un petit musée, élevé sur les fondations d'une villa romaine, abrite plusieurs mosaïques remarquables datant du IVème siècle et exposées in situ:

Photos 1 - 2 : Thétis, épouse d'Océanos et déesse de la mer, dont le front est orné d'une étoile de mer, un dragon à tête de chien lui servant de collier. Elle  porte dans son épaisse chevelure diverses manifestations de la vie marine ;
Photos 3 - 4 : Orphée,
coiffé de son bonnet phrygien, joue de la lyre pour charmer les animaux sauvages,qui incluent l'aigle, le paon, le serpent, le cygne, le taureau, le léopard, la chèvre, le cerf, le lièvre, le lion, le griffon, parmi d'autres ;
Photos 5 - 6 - 7 : Aphrodite
(épouse d'Héphaïstos) et Arès (dieu de la guerre) dans leurs amours scandaleuses ; Charis, représentée ici en tant qu'épouse d'Héphaïstos, tend vers Aphrodite la couronne de moralité, sous le regard d'Euprépia, la Bienséance (à droite d'Arès);
Photo 8 : Les noces d'Ariane et de Bacchus, sous le regard d'un Éros exprimant le désir amoureux ; à leurs pieds, Hercule, ivre, doit être soutenu par un angelot ; Maron, dieu de l'ivresse (représenté en vieillard à l'air de satyre) semble montrer la coupe d'Ariane.
Hercule (Héraclès) est facilement reconnaissable grâce à la peau du lion de Némée qui recouvre la moitié inférieure de son corps et à la massue en bois d'olivier près de lui.


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Photos 9 - 10 : La toilette de Vénus, déesse de l'amour, représentée dans un coquillage, tenant de sa main droite une mèche de cheveux et de sa main gauche un miroir ; deux cupidons l'assistent;
Photo 11: Les trois grâces (les déesses Aglaé, Euphrosyne et Thalie) et les quatre saisons;
Photos 12 - 13 : Artémis (déesse de la chasse) au bain, accroupie près d'une source, nue et parée de bijoux et d'un diadème de perles, entourée de quatre nymphes ; elle est surprise au bain par le chasseur Acteon, dans le massif d'arbustes (à gauche) et déjà pourvu de cornes de cerf;
Photo 14
Bacchus.


photo 9

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photo 14

Certaines des mosaïques de Shahba ci-dessus sont exposées au musée de Souweyda.


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